L’AFDER une ressource pour la communauté

Les applications de l’AFDER 

Démocratie participative :

Former et proposer des dépendants en rétablissement auprès des conseils locaux de santé mentale et les contrats locaux de santé. Au niveau européen, les CLSM sont référencés depuis 2010 par l’Union Européenne comme des outils techniques permettant de formaliser au niveau local les recommandations formulées par l’OMS visant au décloisonnement des partenariats multisectoriels locaux, et à la coordination locale des services et des stratégies de prévention et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale.

Intervenir auprès des IFES, IFSI et toutes les écoles à partir de la 3ème pour donner des expériences allant du temps de la chute jusqu’au rétablissement de dépendants qui peuvent expliquer ce que chacun a fait pour s’en sortir.

Représenter les usagers dans les établissements de santé, participer aux conseils de surveillance (anciennement conseils d’administration) et à différentes commissions, en particulier à la commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge (CRUQPC) mises en place par la Loi du 4 mars 2002. Il y examinent en particulier les plaintes et réclamations des usagers.

Tenir une permanence nationale pour recevoir les appels des personnes en souffrance et/ou de leurs familles. Générer de la confiance et faire le lien avec les services de santé. Promouvoir l’attachement d’un parrain ou médiateur pair qui accompagne en permanence dans le processus de rétablissement et/ou d’orientation de la famille.

Développer le réseau européen des associations et fondations de dépendants en rétablissement sous une étiquette de santé mentale.

Atteindre une meilleure représentation auprès des institutions de l’Union Européenne et développer de l’intérêt pour toutes les initiatives réalisées par des dépendants en rétablissement et le travail associé. Accompagner la promotion du développement économique et social de ces types d’entreprises à travers l’Europe avec la création de partenariats et de réseaux et le transfert d’informations et de know-how applicables tant au niveau local qu’au niveau européen.

Un vivier inépuisable, l’AFDER et ses partenaires peuvent fournir indéfiniment des médiateurs pairs et des représentants d’usagers. La base du rétablissement consiste à partager son expérience et il est donc évident pour chaque dépendant en rétablissement de vouloir transmettre ce message. C’est un processus exponentiel qu’un dépendant a le désir de transmettre le message à autant de dépendants qu’il le peut.

Animation de plusieurs sites Internet et des réseaux sociaux afférents pour occuper le cyber espace et fournir la meilleure information possible. Effectuer une veille informatique grâce à une équipe de dépendants en rétablissement qui circule sur les forums et les sites généralistes pour répondre aux questions des dépendants actifs, là où ils se trouvent. En étant présent là où est le dépendant, nous développons tout de suite la confiance nécessaire au rétablissement.

L’AFDER un nouveau modèle économique pour la dépendance

La dépendance a un coût et chaque dépendant peut aisément réaliser un rapide calcul du prix de son addiction.

Chaque addict consomme entre cinq et trente ans avant de mourir soit de maladies (VHC, VIH, etc.), soit de son addiction.

Durant toute cette période :

– il est hospitalisé plusieurs fois dans un centre de traitement, d’une durée moyenne de trois semaines.

– il est hospitalisé au moins trois fois, pour une semaine ou plus comme conséquence de sa consommation.

– une dizaine de fois, il est admis aux urgences.

– probablement il effectuera un séjour en prison.

– du fait de sa vie professionnelle très perturbée, il a peu cotisé à la société.

A combien évaluez-vous le coût d’un addict quand il consomme ? : Le Groupe Pompidou a réalisé une étude complète sur comment évaluer le coût social des dépendants et les chiffres sont édifiants :

Principaux résultats 

En France, au total, pour l’ensemble des trois types de substances, le « coût social » s’élève à 218 milliards de francs soit 2,68% du P.I.B. Ce « coût social » se répartis approximativement en 115 milliards de francs pour l’alcool (1,42% du P.I.B) qui arrive ainsi en tête, 90 milliards de francs pour le tabac (1,1% du P.I.B), et 13 milliards de francs pour les drogues illicites (0,16% du P.I.B).

Indicateur du coût social des drogues :

Ces résultats sont étonnants dans la mesure où ils diffèrent notablement de ceux d’études menées à l’étranger selon une méthodologie analogue.

En France, le « coût social » de l’alcool arrive en tête, avant celui du tabac, alors que le contraire est observable au Canada (1,4 % contre 1,1 %) et en Australie (2,4 % contre 1 %). Le  « coût social » de l’alcool en France (1,42 %) est approximativement 50 % plus élevé que dans ces deux pays. Cette « exception française » est certainement encore plus marquée que ce qu’indiquent nos chiffres.

En effet, contrairement aux études canadienne et australienne nous ne comptabilisons comme source du coût des crimes et délits attribuables à l’alcool que les infractions au code de la route et les homicides causés par des personnes sous l’emprise de l’alcool.

Nous ne tenons pas compte, faute de données et contrairement aux études étrangères, des vols, viols, violences conjugales, violences sur enfants, blessures involontaires et petite délinquance imputables à l’alcool, ainsi que les coûts associés à ces aspects (coût d’enquête, coût de justice, coût d’incarcération, pertes de revenu, pertes de production et pertes de prélèvements obligatoires).

L’AFDER  a du potentiel

Depuis 2010 nous avons vu le nombre de nos adhérents progresser de façon significative. A ce jour il y a plus de 200 membres qui veulent participer activement au rétablissement et plusieurs milliers de sympathisants.

Notre participation à des groupes de travail notamment sur la représentation et les droits des usagers sont la preuve de notre engagement et de notre rétablissement. Nos entretiens avec la MILDT (mission interministériel de la lutte contre la drogue et la toxicomanie) sont la démonstration de nos actions comme usagés militant pour le rétablissement.

Notre participation à la mission interparlementaire  d’information sur les toxicomanies :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3612-tii.asp

Notre participation à «European Action on Drugs (EAD)» et notre sélection dans le top 10 des actions en Europe :

Top ten stories of actions on drugs. Read ten inspiring stories of creative actions against drugs from this Europe-wide campaign :

http://ec.europa.eu/justice/anti-drugs/ead/stories/index_en.htm

Nous sommes un réservoir, chaque jour plus important, de personnes capables d’apporter une réflexion au plus près de la dépendance et de ses besoins en ce qui concerne le rétablissement.

Nous sommes les usagers des services de santé: cures, hôpitaux, centre de soins, consultations, urgences et nous sommes aussi les consommateurs et ex consommateurs des traitements, concernant la dépendance et les maladies associées.

Les dépendants actifs sont maintenant des dépendants en rétablissement avec une expérience de grande valeur à partager.

Nous projetons notre action sur un point de vue européen et nous espérons rassembler tous les acteurs qui soutiennent notre action à travers l’Europe au sens large.

Nous sommes en projet de collaboration avec les communautés thérapeutiques créées par des dépendants en rétablissement comme  www.mirageminnesota.nl aux Pays-Bas et fundacionpharos.org/‎ en Espagne.

Nous savons que maintenant que nous avons pris conscience de notre condition, nous sommes là pour apporter notre pierre à l’édifice.

Pour les dépendants en rétablissement.

Président de l’AFDER

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